| Table-ronde / « Collectivités
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| Quelles politiques publiques, pour quelle éducation
? Les ENT, l’ENS. Quels dispositifs de soutien, d’incitation
? |
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| Intervenants
: Jacques PHILIPPOT, chef de projet MaTICE (Marseille Technologies de l’Information pour la Culture et l’Éducation) Gilles BRAUN, chef du bureau de la production et de la diffusion du multimédia éducatif à la direction de la technologie du ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Bernard BUSSER, Directeur de l’Éducation, Conseil général des Bouches-du-Rhône Dominique MARCHAND, responsable de l'enseignement supérieur et de la recherche, Ville de Marseille Eric MAZO, chargé de mission TICE, Conseil régional PACA |
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| CNS, KNÉ, ENS, Schéne | ||||
Les politiques publiques en matière
d'éducation sont régies par la répartition des compétences
et des charges entre l'État et les collectivités territoriales
en référence aux lois de décentralisation actuellement
en vigueur. Pour autant, le besoin de clarification manifesté tant par les
intervenants que par les participants à la table-ronde allait bien
au-delà. Le débat a donc pris tout son sens parce qu'y ont participé des représentants non seulement de l'État et des collectivités mais aussi des acteurs publics et privés dont le souci et la responsabilité partagés concernent bien l'usage des TICE et tout particulièrement des services et contenus mis à disposition. En matière de politique publique, l'État, avec son projet
Schéne (Schéma d'Édition Numérique pour l'Éducation),
cherche à apporter une réponse en matière de structuration
de la demande, ce qui correspond à un souhait des producteurs et
éditeurs de contenus et de services. Les collectivités locales, quant à elles, regardent avec
intérêt ce positionnement de l'État car toutes expriment
qu'elles sont un peu à la croisée des chemins – du
moins pour celles qui ont adopté une politique de généralisation
de l'usage des TICE – dans le respect de leurs compétences.
Ces dernières expriment qu'ayant fait un effort important pour
doter les établissements en matériels et en réseau,
elles sont maintenant confrontées à la nécessité
de créer et d'alimenter des plates-formes de services et de contenus. Apparaît alors l'interrogation de savoir si l'usage éducatif
du numérique ne repose pas sous un jour nouveau la question des
frontières entre les compétences des trois protagonistes
d'une politique d'éducation en matière de ressources et
si, dans le cadre d'un schéma directeur national, il n'appartiendrait
pas à l'établissement de proposer et au ministère
d'agréer. Il est important enfin de regarder avec attention comme une autre forme d'incitation et de soutien l'initiative de certaines collectivités visant à développer l'économie locale en finançant une aide à la production multimédia de contenu qui, si elle ne concerne pas que l'éducatif, peut en favoriser le développement. Pour autant que des expressions comme "milieu du gué"
aient été utilisées en plusieurs circonstances par
les participants au cours de ce débat, il est clair que l'on assiste
sur le cas particulier de l'accès aux ressources numériques
à la concrétisation du rôle que jouent les collectivités
territoriales et les établissements d'enseignement dans l'émergence
d'une demande et d'une offre locales. Il est tout aussi évident
que c'est à travers une collaboration des acteurs publics et privés
tant au niveau local que national, qu'émergera un dispositif original
et rationnel de création, de mise à disposition et d'usage
des ressources éducatives sur support numérique. |
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