Les précisions apportées par l'intervenant pendant le débat Ecole Communicante du mercredi matin
Gilbert Izoard : J'enseigne dans une École d'Ingénieurs à Marseille, et également je m'occupe pour onze écoles de la coordination sur le développement durable. J'anime, en même temps, à la conférence des Grandes Ecoles, sur le développement durable, la partie TICE. Donc tout ce que vous venez de dire m'intéresse beaucoup. Par contre, je suis ici au titre de SOS21, dans le mesure où je suis associé à ce programme qui est une association, Territoire 21, qui met en oeuvre un programme qui est un “serious game”, un univers virtuel sérieux et éducatif, qui va permettre à tout un chacun de pouvoir naviguer dans des espaces. Il faut savoir que ce travail, SOS21, a reçu l'appui du Comité Français pour le Développement Durable, le programme des Nations-Unies pour l'Environnement, la W.W.F, la Fondation Nicolas Hulot, l'ADEME, (je n'en cite que quelques-uns, il y a une vingtaine), et enfin on ne désespère pas que des instances éducatives viennent nous rejoindre... Les contenus en base de données sont expertisés par ces organismes-là, les informations ne viennent pas de n'importe où, elles sont mises en scène dans des univers virtuels, des vidéos, beaucoup de choses intéressantes à suivre. Allez le voir. SOS-21.com : je vous donne un exemple, dans cet espace-là, par rapport à une salle de classe. On va "rentrer"dans une salle de classe, collège ou lycée, on va voir des choses, on pourra voir des conférences, les gens peuvent voir les vidéos à partir de leur domicile. C'est surtout éducatif par rapport au développement durable. Il y a énormément de sujets que ce soit toutes les thèmatiques classiques de l'énergie, du climat, de l'eau, de la biodiversité, de la citoyenneté, ... on va avoir un ensemble de sujets qui vont pouvoir être visibles, on va pouvoir se promener dans ces espaces, on va également pouvoir découvrir avec un avatar (qui permet avec un moteur de déplacement d'avoir une figurine qui se déplace, qu'on déplace comme étant soi-même). On a des possibilités par exemple d'aller dans son appartement, pour avoir une éducation par rapport à la maison. Voir ce que l'on fait lorsqu'on regarde dans son réfrigérateur (l'éducation alimentaire), dans sa salle de bains, etc. ... Oui, on pourrait tout à fait y ajouter le chauffe-eau solaire. On peut très bien connecter tout ce qui existe déjà d'ailleurs. On a les liens possibles avec tous les outils , les logiciels qui existent, il n'y a pas d'exclusive là-dessus. On va pouvoir prendre un moyen de transport, on a un ensemble de questionnements qui sont proposés, la personne connectée va pouvoir gagner ou perdre des points suivant sa réponse. Il y a toujours un discours et un regard relativement positifs, il n'y a pas d'aspect sanction. Cela doit rester ludique, cela doit rester "faire-mieux", en même temps on est dans une société d'image, qui zappe beaucoup, on a besoin de fixer l'attention. Allez voir SOS-21.com ! Regardez les univers, partie vidéo et démonstrations, ou partie vidéosphère. On est en train de construire une cinquantaine d'espaces gratuits pour le public. Les financements viennent des organismes collecteurs d'impôts, ou éventuellement d'entreprises qui souhaitent mettre en valeur certains aspects de leur travail. Je vous donne un autre exemple : On va ouvrir un espace Marineland le 9 avril. Il y aura une inauguration à Marineland en même temps. Ceux qui auront une image de Marineland comme seulement un zoo aquatique vont se tromper. Il y a beaucoup de choses derrière, en termes de recherche. Beaucoup de gens ne voient que l'aspect commercial, alors qu'il y a beaucoup d'éléments sur le développement durable, sur la pollution marine, etc. .. Par exemple, sur la plage, quand on voit passer des avions, on en ignore la raison : souvent ils font des photos pour la pollution marine. Les gens ne le savent pas. Il y un port virtuel qui va aussi être mis en oeuvre.
Animateur : Des outils que nos professeurs pourraient utiliser ?
Gilbert Izoard : Bien sûr ! On a du mal à se rencontrer facilement, échanger. Des manifestations comme les “Rencontres” sont importantes de façon à échanger quelques actions. On a également des espaces pour l'enseignement supérieur qui vont s'ouvrir, on est en train de travailler sur une modélisation d'un campus. On est déjà dans les programmes référencés de l'ADEME, du Comité 21, du Comité Français pour le Développement Durable, de façon à pouvoir travailler en partenariat. Le programme des Nations-Unies pour l'environnement est aussi très intéressé par ce type d'approche. Comme on travaille sur des images, c'est tout à fait possible de pouvoir les traduire, en anglais, espagnol, portugais. Tous ces programmes sont très prenants et en même temps ludiques, les gens sont scotchés à leur fonctionnement. On projette le futur aux années 2089. Il y a des tonnes de choses ! Je n'oublie pas de vous dire qu'il y a des connexions entre le virtuel et le réel, on va aller dans des espaces de classes, campus (intérieurs ou extérieurs) que les gens peuvent reconnaître (il faut que les villes soient partenaires). À partir du moment où les gens vont dans un espace, ils pourront avoir des informations, mettre en avant des projets de développement durable, et rencontrer des personnes. Souvent on ne sait pas ce qui se fait à côté de nous. Par le net, on va faire sortir des projets, ceux qui existent dans les lycées, on va les mettre en scène, les faire sortir en termes de bases de données. (...) Par rapport à SOS21.com : on peut s'inscrire et déposer des projets et des informations. Cela permettra à chacun de pouvoir s'y inscrire, de recevoir de l'info, pour cela il faut connaître les projets. (...) Il est possible également que plusieurs classes sur le territoire assistent, grâce à leurs avatars, à des conférences en même temps. Il y a des possibilités, sur une académie, qu'un expert international, une grande sommité intervienne, et tout le monde le verra en même temps. Cela peut être assez novateur. On le met déjà en oeuvre en expérimentation. (...) Une dernière remarque. Je suis sur Marseille. En dehors de SOS21, il y a le collège des Hautes Etudes “Environnement et Développement Méditerranée” que j'ai l'honneur de diriger. Ce collège a une approche très systémique, extrêmement pluri-disciplinaire, et qui va faire une deuxième session, une quinzaine de jours de formation pour toute personne qui le souhaite. Nous avons des cadres d'entreprise, de collectivités, patrons d'associations. On fait intervenir des chercheurs, des universitaires, des journalistes. Il y a une pluralité de points de vue. Je n'ai pas de point de vue personnel à exprimer, justement. C'est la pluralité des points de vue qui est importante.
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