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Fiche de participation à l’École communicante

Coordonnées Enseignant

Coordonnées Etablissement

Nom

Massa

Type

École

Prénom

Roger

Nom

École élémentaire d’application Corderie

Discipline

Langues vivantes étrangères

CP + Ville

13007 Marseille

 

Téléphone

04 19 33 70 60

 

Télécopie

04 91 33 70 60

Mél profess.

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Mél

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Titre de la présentation

Apprendre l’allemand à Marseille avec des enfants allemands en Bavière

Niveau de classe concerné :

CM2

Nombre d'élèves

12

 

Objectifs pédagogiques poursuivis dans le cadre de cette action

L’objectif est de permettre aux élèves français d’apprendre à communiquer en langue allemande par la mise en place de situations de communication réelle avec des élèves bavarois. Les visio-conférences entre deux élèves français et deux allemands sont quotidiennes.

Résumé de la présentation

Les enseignants allemands et français sont convenus d’une situation d’apprentissage qui doit permettre aux élèves des deux nationalités « d’apprendre en communiquant ». Sur la base du vocabulaire et des formes grammaticales connues dans les deux langues, il s’agit pour les élèves français de dire, en français, par exemple ce qu’ils aiment ou n’aiment pas avec le support d’éléments visuels (photos, dessins, objets) qui sont montrés à la caméra. Les élèves allemands répètent la phrase en français et notent le vocabulaire découvert par écrit.

L’apprentissage se fait symétriquement en allemand par les élèves allemands.

Les situations de visio-conférence doivent pouvoir se dérouler en dehors de la présence des enseignants. Ce sont les élèves qui s’apprennent mutuellement leur langue.

En quoi le dispositif pédagogique, les modalités d'utilisation ou les outils didactiques utilisés vous paraissent-ils améliorer les apprentissages des élèves ?

Les élèves apprennent, dans les situations mises en place, de la même manière que s’ils étaient physiquement en présence, dans des modalités de communication aussi proches de l’authentique que possible.

Les précisions apportées par l'enseignant pendant le débat

Animateur :

On va donner la parole à un professeur qui n'a pas pu ce matin vous présenter son travail. C'était l'apprentissage de l'allemand en visioconférence avec des enfants de Bavière, en Allemagne. Malheureusement en Allemagne, il y a eu un problème de connexion. L'opération est tombée est à l'eau, mais vous avez tenu à être avec nous, on vous en remercie, pour nous présenter ce que vous faites habituellement dans vos classes, quand toutes les connexions sont en ordre. Comment fonctionnent vos visioconférences ?

Roger Massa:

Nous sommes en contact avec une classe allemande depuis 4/5 ans maintenant Ça se passe sur plusieurs axes. On essaie d'avoir des rendez-vous quasiment quotidiens, et ensuite on a parfois des rendez-vous  au niveau de la classe entière sur une heure, une heure et demie. Les rendez-vous qu'on essaie de faire tous les jours, c'est quatre élèves qui ont des contacts avec quatre collègues allemands, qu'on a vus d'ailleurs, puisqu'on est allés chez eux en décembre, et qu'ils vont revoir au mois de mai, donc il y a quand même un vrai contact humain qui existe.
Le but du jeu, c'est d’utiliser soit ce qui a déjà été appris pour simplement jouer -simplement entre guillemets ! -, soit de se servir de ce qu'on appris pour apprendre autre chose.
Par exemple, il peut y avoir une tâche qui ressemble au jeu “Qui est-ce ?”, je suppose que la plupart des gens connaissent. C'est ce jeu où il y a des petites étiquettes de personnages pour lesquels on ne voit que le visage, et donc il faut trouver les personnages choisis par le copain : est-ce qu'il a les yeux bleus, les cheveux blonds, etc...
Ou alors on peut se servir de ce qu'on a appris pour apprendre autre chose. Et ce que je trouve super intéressant, c'est que c'est le correspondant qui lui apprend le mot. Par exemple, on a travaillé juste avant qu'ils partent sur “Qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce que tu aimes ?” On essaie de prévoir à l'avance, si l'élève aime par exemple le steak haché, va se présenter le jour de sa visio, avec une photo,  un objet qui va lui permettre de dire “j'aime le steak haché” et de le montrer au correspondant. Charge au correspondant de répéter le mot, charge au collègue français de s'assurer que le petit collègue allemand le dit bien, et éventuellement de l'épeler pour l'écrire. Tout tourne autour de ça.
Et parfois sur une durée d'une heure, c'est un grand jeu où les élèves se retrouvent et puis on peut jouer. L'an dernier par exemple, on a fait le déguisement du carnaval. Par exemple : “J'ai un grand chapeau noir, une baguette, un grand nez, qui suis-je ?” Les élèves jouent comme ça, sur des situations diverses.

Animateur :

Ce qui vous intéresse,  c'est cette mise en relation. Ils sont dans un échange entre eux. Le prof intervient à quel moment ? Rarement ? Il y a beaucoup de préparation ?

Roger Massa:

En général, je garde ma classe deux ans. Cela se construit petit à petit. Au début on fait ça dans le fond de la classe, donc je suis encore présent. Actuellement, en fin d'année CM2, ils commencent à gérer ça quasiment seuls. Sachant qu'on travaille tout de suite les compétences basiques qui leur permettront  de communiquer : “C'est à toi, c'est à moi, je ne comprends pas, parle plus fort, je n'entends pas, tu peux répéter”, etc. ... Le but, au bout d'une certaine durée, est qu'ils arrivent à échanger seuls.
Par contre, lorsqu'ils reviennent en classe après, soit de manière immédiate, soit différée, on demande : “Qu'est-ce que tu as appris ? Qu'est-ce qui a été dit ?” et on essaie de mutualiser ça sur l'ensemble de la classe.

Nicolas Voltz :

Essayons de comparer deux situations : entre la possibilité d'être face à face entre deux humains échangeant dans une langue que l'on ne connaît pas très bien, et justement le principe de la visioconférence, où l'on sait qu'on peut hésiter, prendre des infos ailleurs. Est-ce que vous pensez que c'est quand même un moyen plus intéressant pour les élèves, un moyen plus rapide pour apprendre la langue ?

Roger Massa:

Plus rapide certainement pas ! Par contre le fait que cela  leur donne le temps de le réflexion, ce n'est pas mal, c'est qui leur manque le plus, dans tous les domaines. On pourrait concevoir un support d'affichage ou un support écrit qui leur permette non pas de répéter une question, mais d'avoir une banque de mots, d'objets, de dessins. Ce petit temps de réflexion avant, d'avoir la communication comme ça, ça permet de l'avoir...

Animateur :

C'est lourd à mettre en place ?

Roger Massa:

Oui, surtout dans le contexte de l'école primaire. On n'a pas toujours le matériel adapté, on n'a pas forcément la disponibilité aussi. Sachant que les écoles allemandes n'ont pas les mêmes horaires que nous, sachant que le français n'est pas une langue obligatoire en Allemagne, donc ça se fait hors temps scolaire pour eux, donc entre midi et deux, ou sur le temps de pause de la collègue. Ce n'est pas évident à gérer.

Animateur :

Comment avez-vous établi des contacts ?

Roger Massa:

Un peu par hasard au départ, par e-Twinning, on a essayé avec des Anglais, des Allemands. Avec cette personne-là ça a bien fonctionné, on a continué. Le but était de ne pas faire  du “tout anglais”, ce qui me dérange un peu personnellement. Je trouve un peu dommage que tout le monde fasse anglais, pourquoi ne pas ouvrir sur d'autres langues à l'école primaire, Pourquoi ne pas créer des compétences linguistiques en général ? Cela fonctionne très bien, au niveau de ce que la classe en espère, il n'est pas question de rater l'heure le jour de la visio !

(…)
Animateur :

Et vous, Monsieur Massa, pour mettre en place votre travail ?

Roger Massa :

Je suis sur Marseille, ça ouvre un peu le débat. Ce qui veut dire que le matériel informatique est géré par le CIME. C'est un réseau de Mac, qui est à peu près géré. Le problème étant que MSN sur Mac, c'est un petit peu galère, donc on travaille aussi avec Skype. Ensuite, j'ai aussi un TBI dans ma classe, qui a été mis dans ma classe il y a quelques années. Dans ma classe, point final. Ce qui veut dire qu'au niveau de la gestion du matériel, c'est vrai qu'il ne faut “que” un ordinateur, une webcam, un micro, pour faire une visio. Ensuite si on veut essayer de l'étendre à plusieurs élèves en même temps, il faut avoir un débit suffisant. On devrait faire partie de l'opération qui s'appelle 1000 visios.. On attend ! C'est vrai que le problème technique se pose quand même souvent, très souvent.

(…)
Roger Massa :

Je disais tout à l'heure que ce qui me pose le plus de problème était que mes élèves étaient le plus souvent dans le faire, sans aucune attitude réflexive préalable. Quand ça se passe de eux à moi, soit je perds patience trop vite, soit je leur donne trop rapidement. Quand ils sont face à l'ordinateur, l'ordinateur va fonctionner comme eux le font fonctionner. Ils ne pourront pas dire : c'est la faute de l'autre. Et ils peuvent recommencer 6, 7, 10 fois, ils peuvent se tromper. Cela donne surtout la possibilité de recommencer, cela ne marche pas, tu recommences ! C'est important.


Mise à jour le Mercredi, 07 Octobre 2009 07:55
 

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